Pardon, cher Olivier

Notes et Sonnets

SONNET

Pardon, cher Olivier, si votre alpestre audaceJusqu’aux hardis sommets ne me décide pas ;Si quelque chose en moi résiste et pèse en bas ;Si, pour un seul ravin, tantôt j’ai crié grâce !

Tous oiseaux à l’envi ne fendent tout l’espace,Toutes fleurs n’ont séjour, passé de certains pas ;Si quelqu’une, plus fière, a doublé ses appas,Il en est du vallon qui n’ont que là leur grâce.N’en ayez trop dédain, quand vous les respirez.Tout mon ètre est ainsi : pas d’haleine trop haute ;Promenade aux coteaux, poésie à mi-côte,C’est le plus, et de là j’ouïs les bruits sacrés.Pourtant, pourtant j’ai vu, trainé par vous, cher hôte,Sur Aï les cieux bleus que vous m’avez montrés !

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