Théodore de Banville
L’Art romantique — Réflexions sur quelques-uns de mes contemporains
Vous en qui je salue une nouvelle aurore,xxxx Vous tous qui m’aimerez,Jeunes hommes des temps qui ne sont pas encore,xxxx Ô bataillons sacrés !
Mais moi, vêtu de pourpre, en d’éternelles fêtes,xxxxxxxxxx Dont je prendrai ma part,Je boirai le nectar au séjour des poëtes,xxxxxxxxxx À côté de Ronsard.Là, dans ces lieux, où tout a des splendeurs divines,xxxxxxxxxx Ondes, lumière, accords,Nos yeux s’enivreront de formes fémininesxxxxxxxxxx Plus belles que des corps ;Et tous les deux, parmi des spectacles féeriquesxxxxxxxxxx Qui dureront toujours,Nous nous raconterons nos batailles lyriquesxxxxxxxxxx Et nos belles amours.
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