La Fin de la journée

Les Fleurs du mal (1861)

CXXIVLA FIN DE LA JOURNÉE

Sous une lumière blafardeCourt, danse et se tord sans raisonLa Vie, impudente et criarde.Aussi, sitôt qu’à l’horizonLa nuit voluptueuse monte,Apaisant tout, même la faim,Effaçant tout, même la honte,Le Poëte se dit : « Enfin !

Mon esprit, comme mes vertèbres,Invoque ardemment le repos ;Le cœur plein de songes funèbres,Je vais me coucher sur le dosEt me rouler dans vos rideaux,Ô rafraîchissantes ténèbres ! »

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