Don Juan
Le Coffret de santal
Au bord d’un étang bleu dont l’eau se rideSous le vent discret d’une nuit d’été,Parmi les jasmins, foulant l’herbe humideAvez-vous jamais, rêveur, écouté
La voix de la vierge émue et timideQui furtive, un soir, pour vous a quittéLe foyer ami — depuis froid et vide —Où, les parents morts, plus rien n’est resté ?
Parfum de poison, volupté cruelleD’avoir arraché du sol ce lys frêleEt d’avoir hâté l’œuvre des tombeaux…
Ô destruction de quels âpres charmesEs-tu donc parée ? Et, voilés de larmes,Pourquoi les yeux clairs en sont-ils plus beaux ?
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