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Sonnets
Le voyageur revient, l’œil clair, le pas alerte,Au village natal d’où jadis il partit.Tiens ! voici la maison qui l’a vu tout petit,Et le puits, et la cour silencieuse et verte.
Mais quoi ! devant la porte à deux battants ouverte,Devant les murs croulants, il s’arrête interdit…Oh ! la douleur atroce ! Oh ! le destin maudit !La cheminée est froide et la maison déserte.
Tel, après de longs jours d’un rêve douloureux,Je suis redescendu dans mon cœur ténébreux.Rien n’y palpite plus, ni l’amour, ni la gloire.
Dans ce qui fut mon cœur je suis un étranger,Et, tout pâle d’effroi, je n’ose interrogerLe silence éternel de cette tombe noire.
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