Virelays — XV
De meschief, d’anui, de peine,Je fais dis communément,Car selon mon sentementSont, et de chose certaine ;
Mais quant d’autrui voulentéFaire dis me vueil chargier,De cuer mal entalentéLes me fault si loings cerchier,
Et de pensée foraine ;Pour ce y metz je longuement :C’est un droit controuvement ;Car a toute heure suis pleineDe meschief, d’anui, de peine.
Et se le cuer dolent éIl ne m’est mie legierJoyeux ditz faire a planté,Mais pour un pou alegier
La doulour qui m’est prochaineJe les fais communementJoyeux, trestout ensement,Comme se je fusse saineDe meschief, d’anui, de peine.
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