Destin (Fernand Mazade)

Viens au soleil, mon doux ami : console-toi.Efface de tes yeux la lune acariâtre.Il fallait que la foudre incendiât le toitEt que le vent soufflât sur l’âtre.

Les clos d’Alésia ne sont-ils plus en fleur ?Le drame magnifique et cruel devait être.Ce n’est que dans le sang et parmi la douleurQue l’auguste enfant pouvait naître :

L’enfant qui, mariant le sensible au divin,Mira le rêve celte au fil latin de l’ondeEt, sous le plus léger des firmaments, devintL’honneur et la beauté du monde.

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