Arles

L’Ardent voyage

Arles.

Il règne aux Alyscamps un parfum de fleurs lourdSous quoi ton cœur et mon cœur penchent.Cette heure est émouvante où les urnes du jourAu seuil de l’occident s’épanchent.Vois se poser sur l’eau du Rhône et sur ses bordsDes ombres de barques et d’arbres.Nous respirons un air où la poudre des mortsSe mêle à la cendre des marbres.Arrête-toi. Ces morts, mon amie, ont laisséDans les tombeaux du jardin d’ArlesDes voix qui, conservant l’accent du temps passé,Montent sous nos pieds et nous parlent.

Comments

Loading comments…