Prologue (Le Reliquaire)

PROLOGUE

Comme les prêtres catholiques,Sous les rideaux de pourpre, autourDe la châsse où sont les reliques,Brûlent, dans leur mystique amour,Les longs cierges aux flammes pures,Fauves la nuit, pâles le jour,Qui jettent des lueurs obscuresSur les bijoux tristes et noirsPerdus dans l’or des ciselures ;

Et de même que, tous les soirs,Ils font autour du reliquaireFumer les légers encensoirs ;Dédaignant la douleur vulgaireQui pousse des cris importuns,Dans ces poèmes je veux faireÀ tous mes beaux rêves défunts,À toutes mes chères reliques,Une chapelle de parfumsEt de cierges mélancoliques.

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