« C’est fait, belle Caliste, il n’y faut plus penser »
Poésies de François Malherbe
C’est fait, belle Caliste, il n’y faut plus penserIl se faut affranchir des lois de votre empire.Leur rigueur me dégoûte, et fait que je soupireQue ce qui s’est passé n’est la recommencer.
Plus en vous adorant je me pense avancer,Plus votre cruauté, qui toujours devient pire,Me défend d’arriver au bonheur où j’aspire,Comme si vous servir étoit vous offenser.
Adieu donc, ô beauté, des beautés la merveille !Il faut qu’à l’avenir ma raison me conseille,Et dispose mon ame à se laisser guérir.
Vous m’étiez un trésor aussi cher que la vie ;Mais puisque votre amour ne se peut acquérir,Comme j’en perds l’espoir, j’en veux perdre l’envie.
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