Sonnet à M. de Flurance, sur son livre de l’Art d’embellir

Poésies de François Malherbe

SONNETà M. de Flurance,sur son livrede l’ART D’EMBELLIR.

1608.

Voyant ma Caliste si belle,Que l’on n’y peut rien désirer,Je ne pouvois me figurerQue ce fût chose naturelle.

J’ignorois que ce pouvoit êtreQui lui coloroit ce beau teint,Où l’Aurore même n’atteint,Quand elle commence de naître.Mais, Flurance, ton docte écritM’ayant fait voir qu’un bel espritEst la cause d’un beau visage ;Ce ne m’est plus de nouveauté,Puisqu’elle est parfaitement sage,Qu’elle soit parfaite en beauté.

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