Pour le premier ballet de monseigneur le Dauphin

Voicy de ton Estât la plus grande merveille,Ce fils où ta vertu reluit si vivement ;Aproche-toy, mon Prince, et voy le mouvementQu’en ce jeune Dauphin la musique réveille.

Qui témoigna jamais une si juste oreilleÀ remarquer des tons le divers changement ?Qui jamais à les suyvre eut tant de jugement,Ou mesura ses pas d’une grâce pareille ?

Les esprits de la Cour, s’attachans par les yeuxÀ voir en cet objet un chef-d’oeuvre des cieux,Disent tous que la France est moins qu’il ne mérite.

Mais moy, que du futur Apolon avertit,Je dy que sa grandeur n’aura point de limite,Et que tout L’univers luy sera trop petit.

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