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Soit que de tes lauriers la grandeur poursuivantD’un cœur où l’ire juste et la gloire commande,Tu passes comme un foudre en la terre flamande,D’Espagnols abbattus la campagne pavant ;Soit qu’en sa derniere testeL’hydre civile t’arreste,Roy, que je verray jouïrDe l’empire de la terre,Laisse le soin de la guerre,Et pense à te réjouïr.
Nombre tous les succez où ta fatale main,Sous l’appuy du bon droit aux batailles conduite,De tes peuples mutins la malice a détruite,Par un heur éloigné de tout penser humain :Jamais tu n’as veu journéeDe si douce destinée ;
Non celle où tu rencontrasSur la Dordogne en desordreL’orgueil à qui tu fis mordreLa poussiere de Coutras.
Cazaux, ce grand Titan qui se moquoit des cieux,A veu par le trépas son audace arrestée,Et sa rage infidelle, aux estoilles montée,Du plaisir de sa cheute a fait rire nos yeux.. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . . . . . . .
Ce dos chargé de pourpre et rayé de clinquansA dépouïllé sa gloire au milieu de la fange,Les dieux, qu’il ignoroit, ayant fait cet échangePour venger en un jour les crimes de cinq ans.La mer, en cette furie,A peine a sauvé Dorie,Et le funeste remors,Que fait la peur des supplices,A laissé tous ses complicesPlus morts que s’ils estoient morts.
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