La fausse persuasion
Les Amours de Tristan
OLINDE, vos appas ont enchanté mes ſens,Vos beaux yeux ont versé du poiſon dans mon Ame,Et vos honteux regards ſont des traicts innocensContre qui la Raiſon ne ſçait point de Dictame.
Les Dieux qui ſont ialoux des peines que ie ſensBruſlent pour vous là haut d’vne ſecrete flame,Et comme eux vous auriez des vœux & de l’encensSi vous n’eſtiez point ſourde alors qu’on vous reclame.
Perdez pour voſtre honneur ces inhumanitez,Ayez ceſte douceur qu’ont les DiuinitezQui ne s’offencent point voyant qu’on les adore.
Que ie n’implore point en vain voſtre ſecours,Et qu’il ne ſoit pas dit qu’vne nouuelle AuroreAit voulu preſider à la fin de mes iours.
Comments
Loading comments…