Le cabaliste

Les Amours de Tristan

ESPRIT qu’on voit briller de clairtez eminentes,Toy qui de l’Vniuers connois chaque reſſort,Et qui ſçais la vertu, la force, & le rapportDes Cieux, des Elemens, des pierres & des plantes.

Obſeruant la Nature aux formes inconstantes,Tu lis tous les decrets que minute le Sort,Et peus haster le cours, ou reculer la mortDe tout ce que le Monde a de choſes viuantes.

Mais quoy, ne m’apprens rien qui me face enrichir,Qui me conſerue ieune, ou me puiſſe affranchir,De la flame, de l’eau, de la peſte ou des armes.

S’il faut que mon humeur ait pour toy des appas,Seulement, cher Timandre, enſeigne moy des charmesQui m’empeſchent d’aimer ce qui ne m’aime pas.

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