533. À JULES DUPLAN.
Vous êtes un brave de m’envoyer ainsi ce que l’on publie sur moi, mais je demande que vos envois soient accompagnés de lettres plus longues, mon cher ami.
Avez-vous lu le ré-éreintement de la Revue des Deux Mondes, numéro du 15 courant, signé Deschamps ? Ils y tiennent, ils écument. Est-ce bête ? Pourquoi tout cela ? Que dit le grand pontife Planche ? D’où vient l’acharnement de Buloz contre votre ami ? Pontmartin et Limayrac n’ont-ils pas écrit sur et contre moi ?
Je suis présentement échiné par des lectures puniques. Je viens de m’ingurgiter de suite les dix-sept chants de Silius Italicus, pour y découvrir quelques traits de mœurs. Ouf ! j’en ai bien encore pour deux jolis mois de préparation. Je suis bien inquiet, mon bon, et mon supplice n’est pas encore commencé.
Adieu, mon cher vieux, je vous embrasse. Continuez à m’envoyer ce qui paraît, cela me divertit.
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