Correspondance de Gustave Flaubert — Tome 8-9 — 1768

1768. À GUY DE MAUPASSANT.

Croisset, 2 heures jeudi [7 novembre 1878].

Caroline m’a écrit de Paris, dimanche dernier (elle en revient aujourd’hui), ces lignes que je vous transmets : « M. Bardoux m’a formellement dit qu’il attacherait Guy à sa personne dans un avenir rapproché. Il verra à caser Laporte, puis certainement Zola sera décoré au jour de l’an. Gustave sera content, il verra que je ne l’oublie pas. » Commanville, qui est revenu de Paris lundi, m’a répété tout cela.

Donc, mon bon, je vous engage à aller chez Charmes lui demander ce que vous devez faire présentement, s’il faut que vous donniez votre démission et quand vous devez entrer dans votre nouveau service. Je croyais que vous y étiez déjà.

Quand vous aurez besoin de quelque chose du côté des médecins, adressez-vous donc à Pouchet, (4, rue de Médicis), il les connaît bien et en est très bien vu. Tenez-moi au courant des choses. Embrassez votre pauvre maman de ma part et qu’elle vous le rende. À vous, votre vieux.

Dites à Zola ce qui le concerne. Il n’a rien à faire qu’à se tenir tranquille. Pas de nouvelles de Dalloz. Je l’envoie se faire f…, par d’autres ! toutefois. — Le jeune Charpentier me fait une crasse. Il ajourne encore Saint Julien (édition d’étrennes !)

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