1870. À LA PRINCESSE MATHILDE.
[Jeudi 1879].
Ma chère Princesse,
Je ne comprends goutte à votre billet d’hier. Je vois seulement que vous avez ou avez eu du chagrin ; vous me le dites. Vous pensez à moi, c’est bien ; je vous en remercie.
Le Figaro a parlé de vous ? Mais je ne lis jamais le Figaro, et depuis dix jours personne n’a franchi le seuil de mon logis ; donc j’ignore complètement ce qui se passe. Vous dites : « la Presse s’est occupée de moi ». Il y a donc eu plusieurs articles ? À propos de quoi ?
Je suis d’autant plus perplexe qu’il y a deux lignes que je ne puis lire.
Mais après tout, que vous importent Messieurs les journalistes !
Quoi qu’on dise, comptez sur l’inaltérable affection de
G. Flaubert.
qui vous baise les mains.
Comments
Loading comments…