Appendice du Tome III
Correspondance de Gustave Flaubert — Tome 3
APPENDICE.
LES FANTÔMES.
I
Que faites-vous des anciennes amours ?Les chassez-vous comme des ombres vaines ?En y pensant, n’avez-vous pas toujoursComme un frisson qui vous court dans les veines ?Ils ont été ces fantômes glacés,Cœur contre cœur, une part de vous-même,Ils ont frémi dans vos bras enlacés,Ils vous ont dit ce mot sacré : Je t’aime !Ils ont senti, ne fût-ce qu’une nuit,Leur être ému se confondre à votre être ;Et Dieu lui-même a recueilli le bruitDe vos baisers dont une âme a pu naître.Que faites-vous de chaque souvenir,Spectres moqueurs, ou larves désolées ?Évoquez-vous ces ivresses mêléesPour les pleurer, les plaindre ou les bénir !
II
Avec dédain souriant, mais l’œil sombre,Écho de tous un homme répondit :« Dans un désert quel lion sait le nombre« Des grains de sable où son flanc s’étendit ?
« Depuis l’éphèbe aux formes déliées,« Jusqu’au vieillard que la mort vient courber,« Qui de nous sait les femmes oubliées« Que dans nos bras le hasard fit tomber ?Larmes, dégoûts des caresses vendues,Voix des douleurs dans le plaisir criant,Remords, pitiés des âmes éperduesOn vous étouffe en vous multipliant.L’arbre jauni que le vent découronneVoit s’effeuiller ses rameaux sans douleur,Et l’homme aussi vous chasse de son cœur,Pauvres amours, tristes feuilles d’automne.
III
Elle était pâle et morne un soir d’été,Les cœurs des femmes ont aussi leurs fantômes ;Entre l’éther à la molle clartéEt la campagne aux enivrants arômes,Elle voyait passer silencieuxLe défilé des images aiméesMarchant vers elle et les yeux sur ses yeux,Lui rappelant les heures enflammées.Leurs bras tendus semblaient la ressaisir ;Ce n’étaient point ces ombres effacéesQue l’homme entasse et confond à plaisir ;C’étaient des voix, des regards, des pensées.C’était l’amour ! ce fantôme espéréQu’attend la vierge et qui déçoit l’épouse,Toujours, toujours, sa vision jalouseA fui son cœur après l’avoir navré.Mais elle aima : sa douleur véhémente,Devint pardon ; l’amour s’est transformé ;Dans sa pitié, qui change en sœur l’amante,Elle les plaint de n’avoir pas aimé.
Comme une eau vive à la lèvre altéréeS’offre tranquille et sans troubler son cours,Dans sa douceur sa tendresse épuréeVoudrait s’offrir pour rafraîchir leurs jours.Comme un beau chant répand son harmonie,Comme un calice exhale son parfum,Elle voudrait de sa paix infinieFaire monter le calme vers chacun.Être la rive ombreuse des valléesQui nous charma, vers laquelle on revient,Et recueillir ces âmes envoléesAu doux abri d’un cœur qui se souvient. LA PAYSANNE.
.........................L’embrasement de la plage muetteLui rappelant un jour lointain pareil,Quelques doux cris de merle ou de fauvetteDans la pauvre âme ont produit ce réveil.À l’horizon elle étendit la vue :Le vieux château que baignait le soleil,Illuminant ses deux tours dans la nue,Lui paraissait d’or sur un fond vermeil.Il lui sembla courir dans l’avenueOù mille oiseaux gazouillaient leur chanson ;Le cuisinier à la face charnueLui souriait debout sur le perron ;Sous les rameaux le vitrail de la serreS’illuminait ; des parfums en sortaient,Et dans ce cœur submergé de misèresLes souvenirs par degrés remontaient.
Oh ! c’est l’amour, c’est encor la jeunesse,C’est le bonheur !… Elle lui tend les bras ;En laissant choir sa gerbe elle s’affaisse,Elle repose, elle ne souffre pas.La vision qu’embrasse sa penséeRemplit ses yeux, ils regardent sans voir…Sur les cailloux sa tête est renversée ;Ses cheveux blancs flottent au vent du soirQui la caresse et soulève autour d’elleLe chaud parfum des genêts à fleurs d’or ;D’un vol rapide une noire hirondelleRase son front, plane et revient encor.Broutant au loin le thym et la roquette,Les grands troupeaux poussent leur bêlement,Et des béliers la petite clochetteRépand dans l’air son léger tintement.Le jour s’éteint… La pauvre vieille expireÀ ces doux bruits qui la berçaient enfant ;Sur son visage erre un calme sourireQui dans la mort y survit triomphant.Puis tout se tait : les champs deviennent pâles ;L’on n’entend plus que le Rhône qui fuitEt le coucou jetant par intervallesSon cri sonore au milieu de la nuit.
VI
Un soir d’hiver, dans le pauvre villageLes chiens de garde aboyaient au mistral,Tout était noir des rochers à la plage,Hors une porte où pendait un fanal :C’était le seuil d’une salle creuséeAux flancs d’un roc ; l’œil en y regardantSur la paroi du fond tout embraséeAurait pu voir des ombres se tordant.Dans l’âtre rouge une énorme chaudièreFait retentir comme un bruit de sanglots.Et des mulets agitant leurs grelotsTournent la meule au cylindre de pierre.
La verte olive, à la forte senteur,Comme un blé mûr en poussière est broyée ;Puis va s’étendre en pâte délayéeDans des cabas ou filtre sa liqueur.Des hommes noirs, huilés, souples, bizarres,Nus jusqu’aux reins et dressant leurs bras forts,Sur un pressoir croisent de longues barresQu’ils font tourner en y pendant leurs corps.Dans l’eau qui bout d’autres plongent des cruchesQu’ils vont vider au pressoir mugissant,Et, s’échappant comme le miel des ruches,L’huile à flots d’or en rigoles descend.Le long des murs le marc chaud des olivesFume étalé : c’est le lit ou l’on dort.Des troncs rugueux, ou de vieilles solives,Forment des bancs et des tables au bord.Ô moulin d’huile, avec les douces flammesDe tes grands feux de branches d’olivierChauffant en rond les vieillards et les femmes,Comme l’on t’aime aux jours froids de janvier !C’est toi qui mets tout le village en fête,Dans ton enceinte on danse tous les soirs ;En jupon court l’oliveuse coquetteVient y sourire à tes mouliniers noirs ;Ton clair fanal la nuit montre un asileAux mendiants dans leur route égarés,Et grâce à toi, bon et chaud moulin d’huile,Ils ont la soupe et le gîte assurés.Or, ce soir-là plus froide était la bise,Et vers minuit les chiens jappaient plus fort,Lorsqu’un vieillard à longue barbe griseParut traînant sa marche avec effort :Un vieux schako vacille sur sa tête ;Sous son caban troué, son pantalonLaisse entrevoir la pourpre d’un galon ;Sa veste porte un débris d’épaulette ;Ses pieds sont nus. Quel est cet indigent ?Près du foyer, insensible il s’affaisse ;On le secourt, on l’entoure, on s’empresse.Dans ce vieillard, qui reconnaîtrait Jean ?
Il revenait du fond de la Russie,Où prisonnier la France l’oublia.En traversant l’Europe il mendia,Sa route était par le but adoucie.Parmi la neige et les steppes sans fin,Riante au loin il voyait la frontière ;Et, fredonnant quelque marche guerrière,Il secouait sa fatigue et sa faim.Aller mourir dans son pauvre village,Revoir le Rhône, aspirer l’air en feu,Se retrouver dans le doux paysageDu vieux château, c’était son dernier vœu.Songes lointains, spectres des jours prospères,Vous vous levez quand la mort vient à nous !Pour nous saisir, poussières de nos pères,Vous attirez nos atomes vers vous.Il arriva. Le terme du voyageVit le vieillard pâlir et chanceler ;Et jusqu’au jour, comme épuisé par l’âge,Dans le moulin il dormit sans parler.Mais avec l’aube il s’éveille, il s’élance,Il va frapper à chaque seuil connu ;Il crie à tous : « Dieu me ramène en France,« C’est moi ! c’est Jean qui vous suis revenu ! »Nul n’accourait fêter son arrivée ;Plus un ami, pas un toit familier ;Des enfants seuls la bruyante couvéeDans le village escorte le troupier.Il marche ainsi, triste, de porte en porte,Sans éveiller l’écho d’un souvenir.Depuis longtemps sa Jeanneton est morte ;Mort est leur fils. — À quoi bon revenir ? —Quelques vieillards se rappellent à peineLe petit Jean, comme eux devenu vieux,Et le château qui dominait la plaineNe dresse plus ses deux tours dans les cieux :Serre et jardin sont de blanches usines.Comment donc vivre ? Il cherche du travail.Durant l’été, sur les hautes collinesLe pauvre Jean va menant le bétail ;Durant l’hiver, parfois il vit d’aumône.Si l’on remplit sa pipe il est joyeux ;
Il va fumer sur les grèves du Rhône,Et sans penser suit le courant des yeux.Mais une année il sentit sa détresse ;Tout le hameau fut pauvre à l’unisson.Dans la contrée une âpre sécheresseTarit les fruits et brûla la moisson.Le vin manquait ; partout l’herbe était jaune ;Des grands marais l’exhalaison montait.La fièvre enfin, lorsque arriva l’automne,Porta la mort où la misère était.Les trépassés, dans l’étroit cimetière,Ne trouvent plus la place qu’il leur faut.Un jour, celui qui les mettait en terre,Frappé comme eux, soudain leur fait défaut.Les pauvres morts pourrissent en présenceDes survivants, et, telle est la frayeur,Qu’en vain on cherche un autre fossoyeur.En racontant ses exploits d’ambulance,Jean vint s’offrir pour fouiller le charnier.Il avait faim, il se mit à l’ouvrage.Durant quinze ans, la guerre et le carnageL’avaient trempé pour ce rude métier.L’aube un matin blanchissait la vallée,L’enveloppant du suaire des morts ;Un brouillard gris montait de la sauléeAu cimetière, étagé sur ces bordsAvec effort Jean faisait une brècheAu pied d’un mur qu’il fallait démolir ;Et l’on voyait, à l’entour de sa bêche,Du trou béant des squelettes saillir :Crânes rongés et faces aux yeux vides,Côtes, fémurs, cartilages rompus,Où tout gluants rampaient des vers livides,Dans leur repas tranquille interrompus.Jean, toup à coup, dans la terre a vu luireComme un bijou parmi les ossements ;Il le convoite avec un joyeux rire ;Son œil en a des éblouissements.
Le bras plongé dans les débris funèbres,Avidement il saisit le trésor :C’était autour d’un rameau de vertèbres,Quelques fils noirs où pendait un cœur d’or !Un papier jaune, empreint de moisissure,Était dedans !… Jean fut pris d’un frisson.Quoique le temps eût rongé l’écriture,Il reconnut sa lettre à Jeanneton ! L’ACROPOLE.
De tous les peuples de la terre, les Grecs ont le pus noblement rêvé le rêve de la vie.
Goethe, Pensées.
À M. le Comte Alfred de Vigny.
Quand de la mer Égée où glisse le navireAux clartés du matin le voyageur voit luireLes golfes de l’Attique en cirques arrondis,Il découvre, éclairé comme il était jadis,Le calme paysage ou rayonnait Athènes.Au fond le Pentélique aux lignes incertaines,Plus près le mont Hymette au lumineux contour,Et dans le vif azur ou ruisselle le jour,Comme un trépied géant un roc à large cimeQui porte avec fierté le Parthénon sublime !Aux baisers du soleil son fronton s’est doré,Les siècles en fuyant l’ont a peine altéré,Et, des temples tombés dominant les décombres,Il est demeuré seul, phare parmi les ombres.À sa base, il a vu s’entasser, écroulés,Volutes, chapiteaux, bas-reliefs mutilés ;
Sortant de leurs débris la Tour vénitienneHeurte de sa lourdeur la grâce athénienne ;Elle passe du front le portique éclatant,De sa beauté tranquille il l’écrase pourtantEt la forme ineffable, éternellement pureDécoupe au bleu du ciel sa sereine structure.........................................................Et de cette hauteur il voit fuir l’Illisus,Il aperçoit au pied du mont LycabethusL’Athènes renaissante et le bois séculaireDes oliviers sacrés. — Au rivage, Phalère,Le Pirée. — Au delà, belle encore de son nom,Salamine ! et là-bas, à l’extrême horizon,Par les feux du couchant Corinthe couronnéeDressant sur les deux mers sa tête illuminée !Alors, comme des flots qu’on entendait venir,Sur le passé muet monte le souvenir.........................................................Des peuples primitifs le culte était l’emblème,Dans leur religion passait leur esprit même.Leur foi déifiait l’idéal adoré.Quand le peuple était grand, c’était un grand symboleL’âme d’Athène ainsi plana sur l’AcropoleDans le temple du dieu qu’elle avait préféré.Ce n’était pas Vénus au sourire impudique,Entre ses bras ouverts berçant le monde antiqueEt vers l’homme abaissant la dignité des cieuxC’était l’âme du Beau, c’était la foi guerrière,C’était la pudeur sainte et l’amour sérieux,C’était Minerve, vierge altière !
III
Athènes ! tu naissais à peine quand PallasT’anima de son cceur, te soutint de son bras,
D’un souffle olympien elle t’a fécondée.Elle te fit grandir par la force et l’idéeEt vers tes hauts destins tandis que tu montais,Comme l’on sent son âme, en toi tu la sentais !........................................................Ta déesse de bois devint d’or et d’ivoire ;Tu lui voulus un temple à l’égal de ta gloire ;Sur l’Acropole, autour de l’olivier sacréQui, planté par Minerve, a grandi vénéréSur le dôme d’un ciel souriant à toute heure,De la Divinité s’éleva la demeure !Tout un peuple accourut pour tailler de sa mainLes blocs du Pentélique aussi durs que l’airain.Le voilà ce temple sans tacheBlanc comme un vêtement sacré !Comme la neige qui s’attacheAu front du Parnasse éthéré !Éblouissante colonnadeQue Zéphire va caressant ;Le voilà tournant sa façadeAux feux du matin rougissant.Son fronton monte et se décoreDe tout l’Olympe radieux.Minerve, qu’éclaire l’aurore,Apparaît au milieu des dieuxEt de l’autre côté du templePar le couchant illuminéVictorieuse elle contempleNeptune à ses pieds enchaîné.Sur la frise où le jour palpiteSemblent hennir les coursiers blancs......................................................Puis viennent les guerriers aux formidables taillesQui portent la cuirasse et la cotte de maillesL’image de Pallas jaillit de leurs cimiers.
Ils frappent en chantant l’orbe des boucliersEt le peuple applaudit leurs poses intrépides.........................................................De tout petits enfants, les mains entrelacées,Agitent gravement de frêles caducées ;La rose, en gais festons, ceint leurs fronts ingénusEt sous leur robe claire on dirait qu’ils sont nus.Les vierges s’avançant en longues théoriesCouvrent leurs chastes corps de chastes draperies.Il semble à voir flotter leurs souples vêtements.....................................................Des peuples sans nom, des peuples barbares,Tout couverts de peaux et d’armes bizarres,Grands et chevelus, apportent la mort.Ils sont accourus des forêts du NordIls sont accourus du fond de l’Asie !Se précipitant dans leur frénésieSombre tourbillon qui va grossissantExtermine et passe en roulant du sang..........................
VI
Comme la bouche sèche et morne d’un cratèreDont la cendre sans feu retombe sur la terreFoyer du monde antique, es-tu donc refroidi ?Le corps s’est profané, — l’esprit s’est engourdi !Le Bien, âme du Beau, tel qu’un soleil qui baisseAux bords de l’horizon en déclinant sans cesse !La forme dégradée, et l’idéal détruit,Laissent l’art et le cœur dans une égale nuit,Mais à cette heure sombre où l’humanité doute,Quand l’artiste inquiet ne connaît plus sa route,Les hommes de pensée et les hommes de foiÔ mère des grandeurs, se sont tournés vers toi !Qui l’exemple peut plus que ne peut la parole :Partez, mineurs de l’Art ! explorez l’Acropole !
Fouillez ce roc fécond, pesez dans votre mainCes vieux marbres où court un souffle surhumain ;De l’immortalité par leurs débris gardéeInterprétez le sens et retrouvez l’idée ;Prosternez-vous devant l’immuable beauté,Dérobez son mystère à son éternité.Et, de tant de splendeurs reconquérant l’essence,Rapportez parmi nous une autre Renaissance ! À MA FILLE.
.........................Sur ton oreiller ton cou frais se pencheDu drap rabattu tu sors ton bras rondTon visage rit sur la toile blanche,Tes cheveux dorés caressent ton front.Sous tes longs cils bruns ton œil bleu se voileParfois entr’ouvert sur ta joue il luitAinsi doucement scintille l’étoileQui recouvre au ciel un pli de la nuit.Sur ta bouche rose aux belles dents clairesTon souffle d’enfant court suave et doux...................................................De ton joli corps sous la couverturePlus souple apparaît le contour charmant ;Telle au Parthénon quelque frise pureNous montre une vierge au long vêtement.
Quand vient le matin c’est toi qui m’éveillesAvec ton doux rire et tes chants joyeux :Je sens sur mon front tes lèvres vermeilles,Et pour les rouvrir tu baises mes yeux.Nous mêlons nos soins ; tendre, tu m’habillesJ’entoure ton front de tes longs cheveuxEt des frais tissus chers aux jeunes fillesJ’ajuste sur toi les plis onduleux.Sans souci de plaire et d’être applaudieTu t’assieds, parfois, rêveuse, au piano...................................................Je pose une fleur sur ta tête d’ange,Tu danses, tu ris, nous allons au bal :Et je suis heureuse à chaque louange..................................................Mais nos meilleurs soirs, ceux que je préfèreCe sont les longs soirs qui sont tout à nousLes volets sont clos, la lampe t’éclaireAuprès du foyer, tu brodes, je couds. LA GLOIRE.
Je ne te cherche plus gloire contemporaineBlême prostituée aux baisers de hasard,Qui tends tes bras à tous, et, sein nu, dans l’arèneProdigues ton étreinte aux bateleurs de l’Art.La Poésie un jour m’a dit : « Tu seras reine ! »Et dans ma frêle main j’ai pris son étendard,Et je poursuis la route étoilée et sereineQue l’idéal altier me traçait au départ.
J’entrevois sur ma tombe, une foule soumiseUn immortel vieillard me dit : « Tu t’es promise ! »Et mon front couronné s’appuie au front du temps.Reine par son hymen, je renais éblouie ;La fleur de l’aloès, qui fut close cent ans,Aux baisers du soleil éclate épanouie.
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