Texte entier
Translated from Japanese by Noël Peri
Cinq nô
Sur Ueno passe la brise printaniere (bis),Et son murmure court le long de la plage de Fukei.Voici que ie m’eloigne de la Porte d’Akashi.Ah I combien est incertain le ciel du voyage lLes greves de Harima s’etendent encore bien loin.Du port de Muro voici les femmes amiesEt les barques joyeuses ou l’on se quitte au matin. Voici les feux follets ;Au pays de Tsukushi je suis arrivé (bis).
MAE-JITE. — Un faucheur.NOCHI-JITE. — L’esprit de Taira no Atsumori.TSURE. — Un faucheur (1).WAKI. — Le moine Rensei.
Puisque ce monde n’est qu’un songe, s’en réveiller (bis)Et le rejeter, c’est être dans le réel (1).
Des neuf enceintesDu séjour des nues (2), comme des nuages sort la lune, je pars (bis),Et vers le midi toumant mon humble char (3),Je dépasse Yodo Yamazaki (4) ;Voici le lac de Koya (5) et la riviére Ikuta (6),
Au cours de leur voyage sous des cieux incertains,Les jours se succèdent, les mois, l'annéePassent, et au retour du printemps,Retirés à Ichi-no-tani,Un moment ils demeurent ici, à la baie de Suma.
Et la lande était glacée. Au rivage de la mer agitéeLes bateaux étaient attachés ; et de nuit et de jour,La voix des oiseaux de mer et nos manchesÉtaient trempées (2) par les vagues. Sur un oreiller de galets,Dans les huttes des pécheurs, nous dormions parmi eux,Ne connaissant (3) plus que des gens de Suma. Entre les pins allongés sur la gréve (4),Voici s'élever la fumée du soir (5); nous cassons et étendons la bourrée, comme on l'appelle (6),Plongés dans nos tristes pensées. C’est en ce pays sauvage de SumaQue nous avions établi notre demeure,Et nous étions à la fin devenus vraiment des gens de Suma :A quelle triste extrémité était réduit notre clan !
Aux repos du voyage qu’elle est triste la cloche du soir !Elle sonne ; c’est l’heure de m’arrêter.
SHITE. — Ono no Komachi.WAKI et WAKI-ZURE. — Moines des monastères du mont Kôya.
SHITE. — L’impératrice-douairière Kenrei-mon-in (Nyôin).SHITE-ZURE. — Awa no naisbi.SHITE-ZURE. — Dainagon no tsubone.WAKI. — Le chûnagon Made-no-kôji.WAKI-ZURE. — Un seigneur (daijin).L’empereur-moine Go-Shirakawa no in.
MAE-JITE. — Un vieux jardinier du palais.NOCHI-JITE. — L’esprit ou fantôme du précédent.TSURE. — Une dame du palais.WAKI. — Un seigneur de la cour.
Comments
Loading comments…