Ode à Lamartine
Hélas ! en ce douteux parage,Plus d’un, pour s’être aventuré,Avait vu, malgré son courage,Son navire désemparé.Il inspirait la confiance !N’avait-il pas la clairvoyanceDes prophètes et des devins,Et, si quelque révolte infâmeLevait à bord son oriflamme,Le mot qui dompte les mutins ?
Inutiles efforts ! — Un soir, de la mer haute,Un dernier coup de vent sur une aride côteLe lança, brisé, pauvre et nu.Mais lui, sur ce récif, au fort de sa détresse,N’entendit pas du moins « la vague vengeresseLui jeter… » quelque nom connu !
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