Vertiges

L’Amour et le Sablier

Vertiges

Du corps que mes bras ont tenu,Des yeux de larmes embués,Et des lèvres que j’ai mordues,Que me reste-t-il aujourd’hui ?

La robe affaissée sur la chaise,Une odeur tiède sur les paumes,Et ce fantôme repliéSous l’ombre basse des paupières.Mes mains se ferment sur le vide ;Ma bouche ne baise qu’un souffleÉgaré du jardin désert ;Mon désir n’atteint qu’un mirage,Et mon amour est en balanceEntre l’attente et le regret.

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