Pensées pour moi-même — Livre VII
Translated by Jules Barthélemy-Saint-Hilaire
« À quoi bon s’emporter jamais contre les choses,Qui ne font aucun cas de notre vain courroux ? »
« Donne-nous le plaisir, aux Dieux ainsi qu’à nous. »
« Nos jours sont moissonnés ainsi que des épis,Dont l’un est déjà mûr quand l’autre est vert à peine ».
« Si les Dieux m’ont frappé, mes deux enfants et moi,C’est qu’ils ont leur raison pour cette rude loi. »
« Le bien et la justice ont pris parti pour moi. »
« Ce que la terre enfante en son sein rentrera ;Ce que l’air a produit dans l’air retournera,Absorbé par le ciel, et par sa sphère immense. »
« Tout est vain : aliments, boissons, philtres, magie,Pour repousser la mort et sauver notre vie. »
« Le vent qui nous emporte est soufflé par les Dieux ;Il nous faut l’accepter sans pleurs, ni cris honteux. »
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