Zigs-zags
La Flûte à Siebel
ZIGS-ZAGS
À l’heure adorable où tout chante,Ils allaient, les deux amoureux,Zigzaguant vers le bois ombreux,Et cette scène était touchante.Ils avaient bien bu, oui ; ce quiLeur faisait cette marche émue ;Mais elle, par lui soutenue,Pensait toujours au bon whisky.
— Il était si doux, une crème !Allons en reboire, ô chéri !— Non, je préfère le sherry !Et puis c’est assez, car… je t’aime !Et ces boissons dans ces bois sontTrès nuisibles à ma tendresse…Elle répondit : — Rien ne presse.Ce mot le glaça d’un frisson.Il dit : — Oiseau ! j’ai coupé l’aileDe mon désir incandescent ;Ne t’envoie point quand descendLe nuage blond des pale-ale !Froide, elle reprit : — Est-ce tout ?— Non, répondit-il, ô mon rêve !Buvons encor, buvons sans trêve !— Quoi ? — Half and half : pale-ale et stout !
Et ce fut une douce orgie,Je te le dis tout bas, écho !Grâce à la troublante magieDe ton triangle : Bass and C !
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