La Petite Veuve
Nous vous dédions… comment dire ?Une comédie ? oh ! non ! c’estPresque un proverbe à la Musset.Mais je vous vois d’ici sourire…
Pour si peu de chose être deux ?Parfaitement ! Les oiseaux frêles,Ont aussi besoin de deux ailes,Pour franchir le ciel hasardeux.
Il faut aux barques passagères,L’accord de deux rames légères,Pour fendre les lacs endormis !
Et c’eût été chère frugaleSans l’entente de deux fourmis,Prêteuses d’esprit, ô Cigale !
Le papillon inconsistantSaupoudré d’or et d’étincelles,Qu’on croit voir fondre à chaque instant,N’est que le rêve de deux ailes.
L’amour qui sait subtiliserLes plus chastes, les plus farouchesDans l’enivrement du baiser,N’est que le rêve de deux bouches.
Le papillon inconsistantSaupoudré d’or et d’étincellesQu’on croit voir fondre à chaque instantN’est que le rêve de deux ailes…
L’amour qui sait subtiliserLes plus chastes, les plus farouchesDans l’enivrement du baiser,N’est que le rêve de deux bouches.
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