À Pierre de Ronsard
Entrant le peuple en tes sacrez Bocages,Dont les sommets montent jusques aux nues
Par l’espesseur des plantes incognues,Trouvoit la nuict au lieu de frais ombrages.Or te myrrant le long des beaux rivagesOù les Neuf Sœurs à ton chant sont venues,Herbes, et fruicts, et fleurettes menuesIl entrelace en cent divers ouvrages.Ainsy, Ronsard, ta trompe clair sonnanteLes forests mesme et les monts espouvanteEt ta guiterne esjouit les vergiers.Quand il te plaist tu esclaires et tonnes,Quand il te plaist doucement tu resonnes,Superbe au ciel, humble entre les bergiers.
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