À sa lyre

N’aguere chanter je vouloisComme Francus au bord GauloisAvec sa troupe vint descendre.Mais son luth pincé de mon doyNe vouloit en despit de moyQue chanter Amour, et Cassandre.

Je pensois, d’autant que tousjoursJ’avois dit sur luy mes amours,Que ses cordes par long usageChantoient d’Amour, et qu’il falloitEn mettre d’autres, s’on vouloitLuy apprendre un autre langage.

Incontinent, il n’y eut fust,Table ny corde, qui ne fust,Ny chevilles, toutes nouvelles :Mais après qu’il fut remonté.Plus fort que devant a chantéLes Amours et les Damoiselles.

Or adieu donq pauvre Francus,Ta gloire sous tes murs veincusSe cachera tousjours pressée,Si à ton neveu nostre RoyTu ne dis, qu’en l’honneur de toyIl face ma lyre crossée.

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