Ha ! que je porte et de haine et d’envie
Ha ! que je porte et de haine et d’envieAu medecin, qui vient soir et matinSans nul propos tastonner le tetin,Le sein, le ventre, et les flancs de m’ amie.Las ! il n’est pas si songneux de sa vieComme elle pense, il est meschant et fin :Cent fois le jour il la visite, afinDe voir son sein qui d’aimer le convie.Vous qui avez de sa fiévre le soin,Parens, chassez ce medecin bien loin,Ce medecin amoureux de Marie,Qui fait semblant de la venir penser :Que pleust à Dieu pour l’en recompenser,Qu’il eust mon mal, et qu’elle fust guarie !
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