Poème 117
Les Amours (1553)
Ce petit chien, qui ma maitresse suit,Et qui jappant ne reconoit personne,Et cet oiseau, qui mes plaintes resonne,Au mois d’Avril soupirant toute nuit:
Et cette pierre, ou quand le chaut s’enfuitSeule aparsoi pensive s’arraisonne,Et ce Jardin, ou son pouce moissonne,Tous les Tresors que Zephyre produit:
Et cette dance, ou la fleche cruelle,
M’outreperça, & la saison nouvelle,Qui tous les ans rafraichit mes douleurs,
Et son oeillade, & sa parole sainte,Et dans le coeur sa grace que j’ai peinte,Baignent mon sein de deus ruisseaus de pleurs.
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