Poème 122
Les Amours (1553)
De toi, Paschal, il me plaît que j’écrive,Qui de bien loin le peuple abandonnant,Vas de l’Arpin les tresors moissonnant,Le lon des bors ou ta Garonne arrive.
Haut d’une langue eternellement vive,Son cher Paschal Tolose aille sonnant,Paschal Paschal Garonne resonnant,Rien que Paschal ne responde sa rive.
Si ton Durban, l’honneur de nostre tans,Lit quelque fois ces vers par passetans,Di lui, Paschal (ainsi l’âpre secousse
Qui m’a fait choir, ne te puisse émouvoir)Ce pauvre Amant estoit dinne d’avoirUne maitresse, ou moins belle, ou plus douce.
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