Poème 142
Les Amours (1553)
Un voile oscur par l'horizon esparsTroubloit le ciel d'une humeur survenue,Et l'aer crevé d'une gresle menueFrapoit à bonds les chams de toutes pars:
Desjà Vulcan les bras de ses souldarsHâtoit dépit à leur forge conue,Et Juppiter dans le creus d'une nueArmoit sa main de l'éclair de ses dars:
Quand ma Nymfette en simple verdugadeCueillant des fleurs, des rais de son oeilladeEssuia l'aer grelleus & pluvieus:
Des vens sortis remprisonna les tropes,Et ralenta les marteaus des Cyclopes,Et de Jupin rasserena les yeus.
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