Poème 166

Les Amours (1553)

Toujours des bois la sime n'est chargéeSous les toisons d'un hyver éternel,Toujours des Dieu le foudre criminelNe darde en bas sa menace enragée.

Toujours les vens, toujours la mer EgéeNe gronde pas d'un orage cruel:Mais de la dent d'un soin continuel,Toujours, toujours ma vie est outragée

Plus je me force à le voir tuerPlus il renait pour mieus s'esvertüerDe feconder une guerre en moimesme

O fort Thebain, si ta serve vertuAvoir encor ce monstre combatuCe seroit bien de tes faits le tresieme.

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