Poème 184
Les Amours (1553)
Toujours l'erreur, qui seduit les Menades,Ne deçoit pas leurs esprits étonnés,Toujours au son des cornets entonnés,
Les mons Troiens ne foulent de gambades.Toujours le Dieu des vineuses ThyadesN'affolle pas leurs cœurs epoinçonnés,Et quelque fois leurs cerveaus forcenésCessent leur rage et ne sont plus malades.Le Corybante a quelque fois repos,Et le Curete aus piés armés, dispos,Ne sent tousjours le Tan de sa deesse:Mais la fureur de celle qui me joint,En patience une heure ne me laisse,Et de ses yeux toujours le cœur me point.
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