Poème 85
Les Amours (1553)
Pour celebrer des astres devestus,L'heur ecoulé dans celle qui me lime,Et pour loüer son esprit, qui n'estimeQue le divin des divines vertus:
Et les regars, ainstrais d'Amour pointus,Que son bel œil au fond du cœur m'imprime,Il me faudroit, non l'ardeur de ma rime,Mais la fureur du Masconnois Pontus.
Il me faudroit cette chanson divine,Qui transforma sus la rive AngevineL'olive palle en un teint plus naif,
Et me faudroit un Saingelais encore,Et ceslui la qui sa Meline adoreEn vers dorés le biendisant Baif.
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