Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse

Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse,Ja la gaye Alouette au ciel a fredonné,Et ja le Rossignol doucement jargonnéDessus l’espine assis, sa complainte amoureuse.Sus debout allon voir l’herbelette perleuse,Et vostre beau rosier de boutons couronné,Et vos œillets mignons, ausquels aviez donnéHier au soir de l’eau d’une main si songneuse.Harsoir en vous couchant vous jurastes voz yeuxD’estre plus-tost que moy ce matin esveillée :Mais le dormir de l’Aube aux filles gracieuxVous tient d’un doux sommeil la paupiere sillée.Je vais baiser voz yeux et vostre beau tetinCent fois pour vous apprendre à vous lever matin.

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