Quand en songeant ma follastre j’accole
Quand en songeant ma follastre j’accole,Laissant mes flancs sur les siens allonger,Et que d’un branle habilement legerEn sa moitié ma moitié je recole :Amour, adonc si follement m'affole,Qu'un tel abus je ne voudroi changer,
Non au butin d’un rivage estranger,Non au sablon qui jaunoye au Pactole.Mon Dieu ! quel heur et quel contentementM’a fait sentir ce faux recolement,Changeant ma vie en cent metamorphoses ?Combien de fois doucement agité,Suis-je ore mort, ore resuscitéEntre cent liz, et cent vermeilles roses ?
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