Soit que son or se crespe lentement

Soit que son or se crespe lentement,Ou soit qu’il vag[u]e en deux glissantes ondes,Qui çà qui là par le sein vagabondes,Et sur le col nagent follastrement :Ou soit qu’un noud diapré tortementDe maints rubis e1 maintes perles rondes,

Serre les flots de ses deux tresses blondes,Mon cœur se plaist en son contentement.Quel plaisir est-ce, ainçois quelle merveille,Quand ses cheveux troussez dessus l’oreille,D’une Venus imitent la façon ?Quand d’un bonet sa teste elle Adonise,Et qu’on ne sçait s’elle est fille ou garson,Tant en ces deux sa beauté se desguise ?

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