Table analytique

De la justice dans la Révolution et dans l’Église

PROLOGUE.

1. État des mœurs au dix-neuvième siècle. Invasion du scepticisme : péril social. Où est le remède. 1.

2. La contre-révolution : son impuissance. 8.

3. L’Église ; pourquoi, malgré ses défaites perpétuelles, elle subsiste encore. 20.

4. La question est entre la Révolution et l’Église. 30.

5. Plan de cet ouvrage. 37.

PREMIÈRE ÉTUDE.

position du problème de la justice.

Occasion de ces Études : Adresse à Mgr le cardinal Matthieu.. 49.

Chap. I. — Définitions, méthode, axiomes.. 57.

Chap. II. — Comment la notion de Justice résulte de l’opposition de l’individu et du groupe. — Difficulté du problème : nécessité d’une solution.. 63.

Chap. III. — Double hypothèse : la transcendance et l’immanence ; exposition générale des deux systèmes.. 74.

DEUXIÈME ÉTUDE.

les personnes.

Chap. I. — Principe de la dignité personnelle.. 95.

Chap. II. — Identité de la dignité personnelle et du droit chez les anciens : Subordination de l’idée religieuse.. 100.

Chap. III. — Exaltation et déchéance de la personne humaine chez les anciens.. 115.

Chap. IV. — Le christianisme tire la conséquence des prémisses posées par le paganisme et la philosophie : condamnation de l’humanité.. 127.

Chap. V. — Si le christianisme a sauvé la dignité humaine ? péril croissant de la Justice.. 146.

Chap. VI. — Âge nouveau : la Révolution. — Immanence et réalité de la Justice.. 166.

Chap. VII. — Définition de la Justice.. 182.

TROISIÈME ÉTUDE.

les biens.

Chap. I. — Position du problème de la répartition des biens, ou problème économique.. 197.

Chap. II. — Doctrine de l’Église sur la répartition des biens.. 208.

Chap. III. — Pratique de l’Église, depuis son origine jusqu’à la Révolution.. 219.

Chap. IV. — Pratique de l’Église depuis la Révolution.. 235.

Chap. V. — Principe de la Révolution sur la répartition de la richesse. Accord des lois de l’économie et de la Justice : l’égalité.. 260.

Chap. VI. — Balances économiques.. 280. Ouvriers et maîtres. 282. Vendeurs et acheteurs. 285. Circulation et escompte. 289. Prêteurs et emprunteurs. 290. Propriétaires et locataires. 301. Impôt et rente. 313. Population et subsistances. 324.

QUATRIÈME ÉTUDE.

l’état.

Chap I. — Phénomène de l’instabilité des gouvernements. — Antipathie de la conscience humaine pour le pouvoir. — Position du problème politique. 361.

Chap II. — Du gouvernement selon la nécessité : Platon, Aristote, Spinoza, Rousseau, Machiavel. — Métaphysique du système. 375

Chap III. — Du gouvernement selon la providence. — Décret de prédestination ; règne éternel du Christ ; catholicité ; théocratie. 401.

Chap IV. — Pratique du gouvernement type, ou gouvernement sacerdotal. 415.

Chap V. — Corruption de la morale publique par le gouvernement de providence. 439.

Chap VI. — Initiation révolutionnaire : soulèvement des âmes contre la providence.. 459.

Chap VII. — Du gouvernement selon la Justice.. 472. Petit catéchisme politique. I. Du pouvoir social considéré en lui-même. 480. II. De l’appropriation des forces collectives et de la corruption du pouvoir social. 488. III. Des formes du gouvernement, et de ses évolutions pendant la période pagano-chrétienne. 495. IV. Constitution du pouvoir social par la Révolution. 500. V. Questions à l’ordre du jour. 508.

fin de la table

Tome II.

CINQUIÈME ÉTUDE.

l’éducation.

Préambule. 1.

Chap. I. — Idée générale de l’éducation ; intervention de la pensée religieuse. 6.

Chap. II. — L’homme dans son for intérieur : Symbolique du culte et de la prière. — Double conscience. 18.

Chap. III. — L’homme devant la société. — Loi du respect violée par l’éducation ecclésiastique. 46.

Chap. IV. — L’homme au sein de la nature. 73.

Chap. V. — L’homme en face de la mort. 98.

SIXIÈME ÉTUDE.

le travail.

Préambule. 139.

Chap. I — De la liberté dans le travail. — Conclusions contradictoires de l’école fataliste et de l’école libérale. 142.

Chap. II. — Discussion. — Principe de la transcendance : Que le travail est de malédiction divine, et conséquemment la servitude d’institution religieuse. Théorie spiritualiste. 159.

Chap. III. — Droit de l’homme de travail ou de l’esclave, d’après Moïse. — Loi d’égoïsme. 175.

Chap. IV. — Droit du serf ou salarié, d’après l’Église : loi d’amour. 191.

Chap. V. — Du travailleur d’après la Révolution. — Charte du travail. — Loi de Justice. 208. La franc-maçonnerie. Anti-conceptualisme maçonnique. — Idée de Dieu. 211.ib L’origine de la philosophie et des sciences, découverte dans la spontanéité travailleuse de l’homme. — Alphabet industriel. 214. Encyclopédie ou polytechnie de l’apprentissage. 226. Organisation de l’atelier. 236.

Chap. VI. — Le travail s’affranchira-t-il, ou ne s’affranchira-t-il pas ? 243.

SEPTIÈME ÉTUDE.

les idées.

Préambule. 269.

Chap. I. — Idée d’une méthode de direction pour l’esprit dans la recherche de la vérité, d’après la science moderne. — Élimination de l’absolu. 271.

Chap. II. — Difficulté d’appliquer l’hygiène intellectuelle aux sciences morales et politiques. 286.

Chap. III. — Méthode d’une direction pour l’esprit dans la recherche de la vérité, d’après l’Église. — Théorie du probabilisme. 303.

Chap. IV. — Corruption de la raison publique par l’absolu. 322.

Chap. V. — Corruption de la raison publique par l’absolu. — Suite. 334.

Chap. VI. — Discipline intellectuelle, ou méthode d’élimination de l’absolu d’après les principes de la Révolution. — Constitution de la raison publique. 371.

Chap. VII. — Continuation du même sujet. — La raison publique, condition et fondement de la foi publique. 389.

HUITIÈME ÉTUDE.

conscience et liberté.

Chap. I. — Objections des théologiens : Qu’il s’agit bien moins de donner les formules de la Justice que d’en procurer l’observance, laquelle ne se peut passer de religion. 413.

Chap. II. — Réfutation du pyrrhonisme théologique : réalité du sens moral. 426.

Chap. III. — De la distinction du bien et du mal. 444.

Chap. IV. — Du franc arbitre. — Marche de l’idée. 464. Descartes. 466. Spinoza. 470. Leibnitz. 477. Autres philosophes 482.

Chap. V. — Nature et fonction de la liberté. 502.

fin de la table.

Tome III.

NEUVIÈME ÉTUDE.

progrès et décadence.

[Argument. — S’il avait été possible que l’humanité demeurât fidèle à la pensée religieuse par laquelle s’ouvre son existence, malgré l’accumulation de ses découvertes, le progrès de son industrie, les évolutions de la politique, elle aurait vécu dans un état de décadence non interrompue ; comme l’enfant scrofuleux, elle serait née pour pourrir ; sa destinée, hideusement pervertie, aurait été une longue décomposition. Il y a de cela une triple cause : 1 L’homme, en vertu de sa religion, incrédule à lui-même, n’a de foi qu’en la Divinité, ce qui fausse en lui et bientôt arrête le mouvement de la justice ; 2 En vertu de la même religion, il suit l’idéal plutôt que le droit, et se perd par l’idolâtrie et la débauche ; 3 La société, toujours par l’effet de ce culte, conçoit une idée fausse de sa destinée, qu’elle assimile à celle des existences inférieures ; en sorte que, comme sa pensée est tournée vers la mort, ses institutions et sa tendance l’y poussent fatalement. Et l’histoire prouve que telle en effet, ou peu s’en faut, a été jusqu’ici la vie de l’humanité : cette vie n’est pas précisément continue, elle se compose d’une suite d’existences collectives placées bout à bout, se transmettant de l’une à l’autre le flambeau de la civilisation, mais qui toutes finissent misérablement, comme si elles n’avaient reçu de force vitale que ce qu’il en faut pour traîner plus ou moins longtemps leur agonie.

La Révolution, en nous apprenant à déduire de la théorie de la Justice et de la Liberté la théorie du Progrès, met un terme à ce désespoir. Elle démontre, par la logique et par les faits, que si la vertu propre de l’âme, si la joie de la conscience, par suite l’éclat du génie, ont subi, sous l’influence de la tristesse religieuse, une longue éclipse, cette éclipse touche à sa fin, et que des succès plus grands, une félicité supérieure, nous attendent.]

Préambule 1.

Chap. I. — Critique de l’idée de progrès. 4.

Chap. II. — Théorie du progrès. 37.

Chap. III. — Confirmations historiques : l’Église. 57.

Chap. IV. — Rome et les empereurs. 73. Extraits de l’histoire des empereurs : Hélagabal 86. Alexandre-Sévère 91. Maximin 94. Probe 99.

Chap. V. — De la littérature, dans ses rapports avec le progrès et la décadence des nations. 105.

Chap. VI. — Suite du précédent. 149.

DIXIÈME ÉTUDE.

amour et mariage.

Préambule 181.

Chap. I. — Problème complexe du mariage : analyse préparatoire. 188.

Chap. II. — Premières manifestations de la Justice matrimoniale. 200.

Chap. III. — Corruption du mariage et de l’amour par l’idéalisme. Confusion des sexes. 231.

Chap. IV. — Doctrine de l’Église sur le mariage. — Communauté d’amour, concubinat, divorce, confusion des sexes : négation de la femme. 261.

Chap. V. — Corruption de l’amour et du mariage chez les chrétiens. Caractère de la lubricité moderne. 300.

ONZIÈME ÉTUDE.

amour et mariage. — suite.

[Argument. — Toutes les religions ont méconnu le caractère de la femme : d’abord, elles l’ont injuriée ; puis elles l’ont exaltée outre mesure, et lui ont promis une destinée égale, sinon supérieure, à celle de l’homme. Que signifie cette contradiction ? C’est que la Religion, prenant pour elle-même la mission de la femme, qui est de porter l’homme à la Justice par l’attrait de la Beauté, n’a plus su ensuite que faire de la femme ; que, la considérant en dehors de sa destinée, elle devait trouver en elle un être impur et sans objet, à qui, dès lors, elle n’avait à proposer que des noces célestes et la gloire de l’autre vie.

La Révolution, après avoir réfuté l’utopie platonique et chrétienne de l’égalité des sexes, donne la théorie du mariage, discipline l’amour, rétablit la femme dans son rôle, et lui dit : Reine de grâce, monte sur l’autel.]

Chap. I. — La femme. 335. Infériorité physique de la femme. 337. Infériorité intellectuelle de la femme. 343. Infériorité morale de la femme. 361.

Chap. II. — Observations : Influence de l’élément féminin sur les mœurs et la littérature française. 377. J.-J. Rousseau 379. Béranger 382. M. de Lamartine. 386. M Roland. 399. M de Stael. 404. M Necker de Saussure. 408. M Sand. 414.

Chap. III. — Théorie du mariage. 1. Résultat général de la discussion. 430. 2. Nécessité pour la Justice de se constituer un organe. 432. 3. Que l’organe de la Justice est l’androgyne, ou le couple conjugal. 435. 4. Beauté de la femme. 438. 5. Destination de la femme. 446. 6. Formation du pacte conjugal : premier degré de juridiction. 450. 7. La famille : deuxième degré de juridiction. 455. 8. La cité : troisième degré de juridiction. 460. 9. Discipline de l’amour. 465. Catéchisme du mariage. 473.

DOUZIÈME ÉTUDE.

de la sanction morale.

Fragments. 487. 1. Critique générale de l’idée de sanction : caractère que doit avoir une sanction de la Justice. 493. 2. Que la sanction de la Justice a son foyer dans la conscience. 500. 3. Développement de la sanction morale dans la famille et la cité : Théorie du droit pénal. 512. 4. Sanction dans l’économie. 531. 5. Sanction dans la politique : physiologie du régicide. 549. 6. Sanction dans la philosophie. 558. 7. Conclusion. 600.

fin de la table.

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