Commis voyageur
Joyeux propos de Gros-Jean
Or, le commis-voyageurEst d’une fréquente absenceDe son foyer conjugal,Appelé par l’exigenceDe son commerce, et, petit Louis,De tout cela note avait pris.Voilà donc avec véhémenceQu’il apostrophe l’animalMais sans lui faire de mal.C’est à ce moment, je pense,Que la mère observa l’enfant,Et remarqua son geste violent.Il disait : — « Écoute, Tit-Mine !Écoute, et ne fais pas la mineDe vouloir te sauver de moi !Écoute-moi bien un peu, quoi !Je connais tes frères… ta mère…Je connais aussi tes sœurs…Mais je ne vois jamais ton père !…’S’que c’est un commis-voyageur ? »
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