Si l’espoir d’un laurier
De la métamorphose des fontaines
Si l’espoir d’un laurier de semence inconnue,Ô Lyre ! te retient tout entière en ma voix,Ceux-là seront chéris d’abord à qui je doisDe faire sonner haut une corde chenue.Quand Phébus d’une pointe ardente et continueÉclate encor, caché par le revers des bois,C’est un soleil puissant que sur l’arbre je voisDedans le crin d’un chêne approché de la nue.
Telle plus, noble Lyre, antique tu parais,Des mains doctes pressant d’âge en âge les raisDorés, plus a grandi le chant que je commence.Et pour que soit mon front aux Muses dédié,Ronsard, guidant le trait d’Apollon envoyé,Aux tonnerres de l’aigle a renflammé la France.
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