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Le IIme Livre des masques
Je l’ai tué sans le voir, comme un gibier que l’on chasse en rêve,Ou comme le voyageur qui se hâte vers l’auberge arrache l’importune fougère.
D’abord, c’est Mai joli, puis la saison se termine et les hommes tombent comme des pommes.
La Mort l’étrangle avec ses douces mains nerveuses,
Comme c’est beau, un soir d’été !Le silence béni s’emplitDe l’odeur du blé qui fait le pain.Les seigles, et les luzernes, et les sainfoins et les haies,Les rondes au sortir des villages, la tranquillité de tous les êtres…
Quelle différence y a-t-il entre un homme et une taupe qui sont morts,Quand le soleil de la putréfaction commence à les mûrir par le ventre ?
À présent, va-t’en vivre de glaner et de ce que te donneront les pauvres pour s’amuser de toi,Quand tu leur raconteras que tu fus reineVa, épouse un rustre, travaille ! Que le soleil brûle ton visage et roussisse tes mains !
Ô bouchée noire ! bouchée de pain plus chère que la bouche même !
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu…
Il ne veut pas dormir, mon enfant…Il ne veut pas dormir, mon enfant…mon enfantne veut dormir, et rit ! et tend à la lumièrele hasard agrippant et l’unité premièrede son geste ingénu qui ne se sait porteurdes soirs d’Hérédités, — et tend à la lumièreronde du haut soleil son geste triomphantd’être du monde !…
L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable,
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