Pierre Quillard
Le Livre des masques
Dans la splendeur des clairs de lune violets.
Alors des profondeurs et des ténèbres saintesComme un jeune soleil sort des gouffres marins,Blanche, laissant couler des épaules aux reinsSes cheveux où nageaient de pâles hyacinthes,Une femme surgit…
Si tu n’étreins que des chimères, si tu boisL’enivrement de vins illusoires, qu’importe !Le soleil meurt, la foule imaginaire est morteMais le monde subsiste en ta seule âme : vois !Les jours se sont fanés comme des roses brèves,Mais ton Verbe a crée le mirage où tu vis…
J’ai connu tous les dieux du ciel et de la terre.
Fleurs éternelles, fleurs égales aux dieux !
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