Vains baisers
Lettres à Sixtine
QU’IMPORTE, s’ils sont vains, puisque j’y bois tonâme.
—Quel parfum mets-tu sur ta bouche ?
—Si dans un tel baiser tu ne fus pas à moi,Si quelque volonté te retenait encore,Si, madone de chair, tu veux que l’on t’adoreEt qu’on souffre de toi
—Si l’heure différée était l’heure impossible,L’heure chimérique et qui ne sonnera pas
Si l’instant doit venir, où, statue impassible,Tu me dédaigneras—Si ces mains repoussaient les miennesSi ces yeux se faisaient cruelsSi le gouffre noir où vont les choses anciennesDévorait ces amours faits pour être éternels.—
Quels seraient les obstacles ?Illusions nées des promesses de la vie ? — Si mortes.Devoir ? — Lire J. Simon pour s’en dégoûter.Deuils laissés ? — Cela passe.Œuvre à faire ? — Duperie.Lâcheté ? — Zut ! cela me regarde.
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