Épitaphe

Cendres et Poussières (1902)

ÉPITAPHE

oucement tu passas du sommeil à la mort,De la nuit à la tombe et du rêve au silence,Comme s’évanouit le sanglot d’un accordDans l’air d’un soir d’été qui meurt de somnolence.Au fond du Crépuscule où sombrent les couleurs,Où le monde pâli s’estompe au fond du rêve,Tu sembles écouter le reflux de la sève

Murmurer, musical, dans les veines des fleurs.Le velours de la terre aux caresses muettesT’enserre, et sur ton front pleurent les violettes.

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