Épitaphe

Chansons pour mon ombre (1907)

ÉPITAPHE

oucement tu passas du sommeil à la mort,De la nuit à la tombe et du rêve au silence,Comme s’évanouit le sanglot d’un accordDans l’air d’un soir d’été qui meurt de somnolence.Au fond du Crépuscule où sombrent les couleurs,Où le monde pâlit sous les cendres du rêve,Tu sembles écouter le reflux de la sèveEt l’avril musical qui fait chanter les fleurs.Le velours de la terre aux caresses muettesT’enserre, et sur ton front pleurent les violettes.

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