À l’ennemie aimée
Dans un coin de violettes
À L’ENNEMIE AIMÉE
Tes mains ont saccagé mes trésors les plus rares,Et mon cœur est captif entre tes mains barbares.Tu secouas au vent du nord tes longs cheveuxEt j’ai dit aussitôt : Je veux ce que tu veux.
Mais je te hais pourtant d’être ainsi ton domaine,Ta serve… Mais je sens que ma révolte est vaine.Je te hais cependant d’avoir subi tes lois,D’avoir senti mon cœur près de ton cœur sournois…Et parfois je regrette, en cette splendeur rareQu’est pour moi ton amour, la liberté barbare…
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