Déroute

Haillons

DÉROUTE

Voici que me fascine enfin le mal hagard…Enfin, je suis en proie aux multiples malaises,Et mes yeux aveuglés par les larmes mauvaisesS’attachent… La ténèbre a surpris mon regard.

Car mon cœur est vaincu, mon âme est en déroute,J’erre à tâtons, selon le hasard de la routeEt mon cœur bat moins fort, et mon âme s’enfuit.Et je n’aperçois plus la lueur sur la route.Mais tandis que le temps irrévocable fuit,Et que je n’ose plus affronter cette faceQui fut mienne, j’aurai cette dernière audaceD’affronter, seule à seule, en silence, la Nuit !

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