À la Florentine
La Vénus des aveugles
À LA FLORENTINE
ntre tes seins blêmit une perle bizarre.Tu rêves, et ta main curieuse s’égareSur les algues de soie et les fleurs de satin.J’aime, comme un péril, ton sourire latin,Tes prunelles de ruse où l’ombre se consumeEt ton col sinueux de page florentin.Tes yeux sont verts et gris comme le crépuscule.Insidieusement ton rire dissimuleLa haine délicate et le subtil courroux.
Tes cheveux ont les bruns ardents des rosiers rouxEt ta robe au tissu mélodieux onduleAinsi qu’une eau perfide où chantent les remous.Les pieuvres du printemps guettent les solitudes ;Le musical avril prépare ses préludes ;Le gouffre des matins et l’abîme des soirsS’entr’ouvrent ; les désirs, pareils aux désespoirs,M’entraînent vers les sanglotantes lassitudesQue la perversité parsème d’iris noirs.
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