Quatorze lettres de Mathilde Wesendonk

Translated from German by Georges Khnopff

Richard Wagner à Mathilde Wesendonk

On entend chanter les rossignols,Lorsque les arbres portent toutes leurs fleurs ;Mais dans les jours troubles de l’automneAucun oiseau ne se risque à chanter.Les Alpes se dressent hautement vers le cielAvec un renoncement à jamais froid et muet.Mais on les voit rougir profondément et hésiter.Tandis que la déesse approche sur le char du soleil.Oh ! n’interroge point, n’interroge jamais ;J’ai appris à supporter beaucoup de choses, sauf une,Mais cette seule chose, je ne puis te la dire ;De là l’accent plaintif de mon chant.

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