Sophie Arnoult (Goncourt)

I

Préface

TABLE DES PARAGRAPHES

I

Les Muses de Vénus et de Plutus

II

La famille, la naissance de Sophie (14 février 1740), son enfance, racontées dans quatorze pages de Mémoires autographes de la chanteuse. — Ses dispositions et son intelligence. — Elle est prise en adoration par la princesse de Conti. — Sa jolie voix est remarquée aux Ursulines de Saint-Denis. — Le succès du Miserere de La Lande, chanté par elle au couvent de Panthémont

III

Entrevue de la petite Sophie avec M me de Pompadour

IV

Lettre de cachet qui attache Sophie Arnould à la Musique du Roi et au théâtre de l’Opéra. — Ses débuts le 15 décembre 1757

V

La passion du vieux chevalier de Malézieux pour Sophie qu’il veut épouser

VI

Les amours de Sophie avec Louis-Léon-Félicité de Brancas, comte de Lauraguais, dissimulé sous le nom de comédie de Dorval. — Son enlèvement

VII

La continuation des débuts de Sophie Arnould. — Enthousiasme du public et de la critique. — Le jeudi devenant le jour de l’Opéra. — Sophie Arnould dans les Amours des Dieux, dans Énée et Lavinie, etc

VIII

Le caractère du talent et la définition de la voix de Sophie Arnould. — L’âme et la beauté touchante de l’actrice rendues par le portrait de La Tour

IX

Le revers, la caricature de la beauté de la chanteuse.

X

Saisie mobilière du 13 novembre 1759 chez Sophie Arnould, ne pouvant payer 2,400 livres dus pour une année de loyer d’un appartement rue de Richelieu. — Conversation de l’actrice avec la présidente Portail.

XI

Le ménage à la diable de Sophie Arnould et de Lauraguais

XII

Rupture de Sophie avec Lauraguais et « prise d’arrangements » de Sophie avec M. Bertin, trésorier des parties casuelles

XIII

Sophie déclarée officiellement la maîtresse de M. Bertin dans un souper donné à ses amis. — Les passades de l’infidèle avec M. de Monville, le prince de Conti et son friseur

XIV

Regain d’amour entre Sophie et Lauraguais. — Certificat du chirurgien Morand. — Les accusations de dons

de galanteries entre hommes et femmes du monde galant très fréquentes au xviii siècle

XV

Grâce de Lauraguais enfermé à la citadelle de Metz pour sa Lettre sur l’Inoculation, obtenue par Sophie se jetant aux genoux de M. de Choiseul, après une représentation de Dardanus. C’était le bon temps, j’étais bien malheureuse !

XVI

L’esprit et les bons mots de Sophie Arnould

XVII

Le petit chien de Sophie, malade, magnétisé par Mesmer. — La Dominicale. — Le chapeau à l’Iphigénie envoyé à M d’Hunolstein. — Lauraguais devenant l’amant en titre de M Heinel

XVIII

Des ducs à la table de Sophie et un prince du sang dans son lit

XIX

Les insolences de Sophie avec le lieutenant de police, M Du Barry, la direction de l’Opéra, le public

XX

Appartement de la rue des Petits-Champs. Plan d’un hôtel rue de la Chaussée-d’Antin pour Sophie, tout semblable à l’hôtel de la Guimard

XXI

L’architecte Belanger devenant l’amant de Sophie. — Séduction de l’actrice par la gaieté et le côté farceur de l’artiste. — Duel comique de Bélanger avec le marquis de Villette

XXII

Le goût contre nature des chanteuses. — Liaisons amoureuses de Sophie avec Raucourt, Virginie. — Schisme parmi les tribades de haut style

XXIII

Facétie de Lauraguais qui dépose chez le commissaire une plainte contre le prince d’Hénin, accusé de faire périr d’ennui Sophie Arnould

XXIV

Liste des opéras dans lesquels Sophie Arnould a joué depuis 1758 jusqu’en 1776. — Lettre du prévôt des marchands sur l’affluence du monde aux répétitions d’Iphigénie

XXV

Les costumes de Sophie Arnould dans ses principaux rôles d’après les dessins de Boquet, dessinateur des Menus

XXVI

Commencement des attaques. — Lettre de la maison du Roi combattant la résolution de la chanteuse de donner sa démission et la retenant à l’Académie de musique. — Froideur du public

XXVII

Scène entre Gluck et le prince d’Hénin chez la chanteuse. — Le rôle d’Alceste enlevé à Sophie Arnould par le compositeur et donné à Rosalie Levasseur. — Satire ignoble contre Sophie jetée dans la salle

XXVIII

Réclame de Lefuel de Méricourt en faveur de l’actrice, suivie de la publication dans le Journal de Paris d’une lettre où Sophie Arnould raconte sa naissance et se défend de cabaler contre l’opéra de Gluck

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les secours accordés par François de Neufchàteau, lui disant qu’elle est trop vieille pour l’Amour et trop jeune pour la Mort. Remerciements de Sophie pour les 200 francs de secours provisoires qui lui sont accordés par mois. Elle consent à la remise de la représentation à son profit sur le théâtre des Arts. — Lettre à Cellerier, administrateur des Arts, où elle fait un tableau de sa gène. — Lettre à Chaptal. — Lettre à Arnauld. — Seconde lettre à Cellerier, dans laquelle elle dit qu’elle est retenue depuis sept mois au lit par une maladie douloureuse, et lui reproche d’avoir oublié qu’il était un des commensaux de sa maison

LV

Lettre de Sophie du 27 septembre 1800 à Bélanger. Elle se plaint que tout le monde délaisse la pauvre Sophie

LVI

Lettre de Sophie du 15 octobre à Belanger. Elle lui écrit qu’elle l’aime plus tendrement que jamais. Elle songe à lui donner pour le jour de l’an IX une boucle de cheveux d’un blanc mélangé de noir semblable à la crinière de la cavale pie du grand Turenne. Elle a été chiffonnée depuis l’âge de 33 ans jusqu’à 40 ans où elle à été obligée d’avoir recours aux eaux de Barèges, de Bagnères, etc. Adoration de Bonaparte

LVII

Lettre de Sophie du 27 décembre 1800 à Belanger. Les témoignages d’attachement qu’il lui donne, l’aident à supporter la vie solitaire et les privations auxquelles la condamne la perte de sa fortune. La brillante conduite de son fils Constant de Brancas aux affaires de Hebeteden et de Malskerden

LVIII

Lettre de Sophie du 5 février 1800 à Belanger. Elle va, un de ces jours, lui chanter une pouille de la bonne

sorte. Dans sa misère, au Paraclet, elle peut se chauffer de son bois et boire de son crû. Elle envoie à M Belanger les compliments de son hussard (son fils Constant de Brancas, chef d’escadron au 9° hussards), qui à l’affaire du 24 frimaire a fait 400 prisonniers, parmi lesquels se trouve le prince de Ligne. Elle lui demande de le recommander au général Moreau, sur le travail duquel seront faites les prochaines nominations

LIX

Lettre de Sophie du 21 février 1801. Elle anonce à Belanger la mort de son ami, le chimiste Darcet

LX

Lettre de Sophie du 16 avril 1801 à Bélanger. Elle s’inquiète de ses procès à propos de sa propriété d’Ormesson. Elle se plaint qu’elle a une charge bien pénible dans la petite Murville, et annonce qu’elle fait faire ce même jour une consultation sur son état de santé

LXI

Lettre de Sophie du 3 mai 1891 à Belanger. Sa santé est toujours bien dolorée. Pelletan de l’Hôtel-Dieu et Boyer de la Charité l’ont visitée et le docteur Michel doit suivre la cure. Elle va travailler à raccommoder son cuvier

LXII

Lettre de Sophie du 19 mai à Belanger. Elle annonce que le squirrhe dont elle souffre est un peu dégagé, et que le chirurgien chante presque victoire

LXIII

Lettre de Sophie du 31 mai 1801 à Belanger. Elle éprouve toujours des douleurs cruelles. Elle vient de recevoir des nouvelles de son hussard, de son Constant, de son fils tant chéri

LXIV

Lettre de Sophie du 18 juillet 1801 à Belanger. Elle lui apprend que les bouteilles de vin qu’il lui a envoyées, sont vidées et pour la seconde fois. Elle ne possède pas encore la santé. Elle lui offre pour sa maison de campagne de Santeny un meuble de perse, décoré de ces mamouchis à la mode autrefois, et dont elle n’a aucun besoin

LXV

Lettre de Sophie du 2 août à Belanger. Elle est à ses 72 grains d’extrait de ciguë. Elle achètera une feuillette de vin de Mâcon, si elle peut tirer quelque argent du ministère. Elle a la promesse de M. Vigier qu’il la débarrassera de sa petite-fille

LXVI

Lettre de Sophie du 19 août 1801 à M Belanger. Elle est encore obligée de rester sur son c… comme un vieux singe, pouvant à peine se traîner aux Tuileries, où elle campe sur une chaise quelques heures pour prendre l’air. Elle la prie de rappeler à Vigier sa promesse, et lui demande de la débarrasser de son meuble de perse, afin de mettre un lit pour son fils dans la chambre que le meuble remplit.

LXVII

Lettre de Sophie du 26 août 1801 à M Belanger. Elle lui annonce qu’elle a déménagé dans l’hôtel d’Angivilliers et qu’elle est maintenant à l’entresol n° 11. Elle se lamente sur la dure charge qu’est pour elle l’entretien de sa petite-fille Clémentine.

LXVIII

Lettre de Sophie du 6 novembre 1801 à M Belanger. La voilà encore comme Job sur son fumier. Elle ne peut arracher un sou du ministre Chaptal, ni de l’administrateur Cellerier. Critique de la composition de l’Institut.

LXIX

Lettre de Bélanger du 30 juin 1802 au ministre, lettre dans laquelle il dit que la chanteuse illustre, la femme adulée par Voltaire, Rousseau, Diderot, d’Holbach, Helvétius, meurt faute de pouvoir se procurer les remèdes contre les maux cruels quelle souffre

LXX

Mort de Sophie Arnould (22 octobre 1802). Enterrement sans presque personne derrière son cercueil

I

Postface

ÉVREUX, IMPRIMERIE CH. HÉRISSEY. 3-22

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